Mission de la Sainte Croix

 
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     Rév Père Didier Cordier

 
 
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  Histoire  
 

 

 
 

Le manque de documents écrits nous a contraint à avoir recours à la tradition orale véhiculée par des anciens de génération en génération.

Nous avons toutefois pu bénéficier des apports écrits des prêtres et religieux catholiques qui ont consacré une partie de leur temps à étudier le phénomène social et religieux de la Petite Eglise et ce, dans l'espoir secret de ramener ces fidèles égarés dans le giron de l'Eglise Catholique Romaine. L’histoire de ces deux derniers siècles tant en France qu'en Belgique, nous permet de mieux situer l'émergence de la Petite Eglise au travers de l'actualité historique et sociale dans ces deux derniers pays.

La réalité est cependant très simple : la Petite Eglise ne doit en rien sa création ou son existence à une personnalité religieuse ou à un groupe déterminé. Elle est née spontanément tant en France qu'en Belgique du refus de certains fidèles catholiques de se soumettre à un nouvel ordre social et religieux émanant d'un nouveau pouvoir politique né de la révolution française de 1789.

Il nous est donc nécessaire de nous pencher sur les premiers événements qui ont conduit le Royaume de France à cette Révolution.

D'autre part, il nous revient de mettre en garde le lecteur contre la confusion entretenue par certains et ce, à dessein, entre la Petite Eglise anti-concordataire et certains mouvements religieux marginaux contemporains. Ces derniers émanent généralement des Eglises Catholiques ou Orthodoxes et se qualifient volontiers eux-mêmes de la Petite Eglise.

 

 

 
 

 

 
     
 
     
  DÉCLARATION DE PRINCIPES DE LA COMMUNION DES ÉGLISES VIEILLES CATHOLIQUES  
   
 


1) Fidélité à l'Église primitive des Conciles Généraux du premier millénaire,
2) Refus du décret de Vatican I du 18 juillet 1870, sur l'infaillibilité du PAPE, mais reconnaissance du «primus INTER PARES» (premier entre les égaux) du Pape,
3) Refus de la définition de I'IMMACULEE CONCEPTION DE MARIE dans les termes exprimés par le Pape Pie IX en 1854,                                                                          4) Répudiation des décrets dogmatiques récents tels que les bulles «ii UNIGENITUS» (1713), «autorem FIDI» (1794), le SYLLABUS (1864) etc.
5) Répudiation des sanctions disciplinaires du Concile de Trente, mais acceptation de ses définitions dogmatiques «sous réserve de leur concordance avec les doctrines de I'Eglise Primitive».

6) Réaffirmation des dogmes concernant la Sainte Eucharistie.

7) Espoir d'une nouvelle entente des différentes branches de l'Église divisée et attachement à l'enseignement de Jésus-Christ, seul remède contre l'incrédulité ou l'indifférence.

UTRECHT, le 10 septembre 1872.

Les Eglises Vieilles Catholiques soutiennent au contraire que l'Église est d'abord «communion DE FOI» d'Églises particulières, dans l'union des Evêques. Seuls les Conciles (ou réunion d'Évêques) représentent légitimement l'autorité de l'Église.

 

 

 
 
 
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